À Castelsarrasin, l’accès aux soins est devenu une urgence quotidienne. Difficultés à trouver un médecin traitant, délais d’attente qui explosent, professionnels de santé sous tension : chacun peut le constater. Et pourtant, face à cette réalité, la majorité municipale sortante s’est contentée d’annonces et de projets mal orientés, sans jamais bâtir une véritable politique publique de santé. Jean-Philippe Bésiers se présente comme « ni de droite ni de gauche ». Dans les faits, ses choix relèvent d’une vision libérale de la santé, marquée par des compromis politiques assumés à l’échelle intercommunale. Le résultat est là : l’accès aux soins ne s’est pas amélioré à Castelsarrasin, il s’est fragilisé. Des avancées… portées par d’autres Lorsque la majorité sortante se félicite de quelques avancées, il faut rétablir la vérité : les rares progrès constatés ces dernières années sont le fruit d’initiatives portées par d’autres acteurs, souvent en dehors de la municipalité. L’arrivée d’un médecin au sein de l’APAS, l’installation récente de deux dentistes : ces initiatives ne sont pas issues d’une stratégie municipale structurée. Et surtout, la prise d’assaut immédiate de ces praticiens dès leur installation est un signal d’alarme clair. Elle démontre l’ampleur des besoins, l’urgence sanitaire sur notre territoire et l’insuffisance des réponses actuelles. Se féliciter de ces situations sans en tirer les enseignements nécessaires revient à masquer la gravité du problème. Un centre de santé fragile, sans relève La municipalité sortante a également beaucoup communiqué sur son « centre de santé ». Là encore, il faut regarder la réalité en face. Ce centre ne tient aujourd’hui que grâce à l’engagement exemplaire de médecins retraités, de bonne foi, profondément dévoués à leurs patients. Mais ces médecins vieillissent inexorablement. Et surtout, la relève promise lors de la création du projet n’est jamais arrivée. Aucun recrutement pérenne, aucune dynamique durable, aucune vision à moyen terme. Cette situation n’est pas soutenable. Une politique de santé sérieuse ne peut pas reposer uniquement sur le sens du devoir de praticiens en fin de carrière. C’est une solution fragile, provisoire, qui ne répond pas aux besoins structurels de la population. Maisons de santé : des projets immobiliers avant tout Jean-Philippe Bésiers n’a jamais réellement cru aux centres de santé publics avec médecins salariés. Il leur a préféré un modèle fondé sur des maisons de santé libérales, largement subventionnées par les collectivités. Le problème est bien connu : dans la majorité des cas, ces maisons de santé sont d’abord des projets immobiliers, avant d’être de véritables projets de santé. On construit des murs en espérant que les médecins suivront. Partout en France et en Occitanie, ce modèle a montré ses limites. Sans projet de santé structuré, sans stratégie de recrutement, ces équipements n’ont que très rarement permis de faire venir de nouveaux médecins. Injecter des millions d’euros d’argent public sans garantie de service rendu à la population, c’est une erreur politique majeure. Verdun-sur-Garonne : quand le partenariat fonctionne À l’inverse, l’exemple de Verdun-sur-Garonne est éclairant. En travaillant sincèrement et étroitement avec la Région Occitanie, la commune a fait le choix du partenariat au sein du GIP Ma Santé, Ma Région. Résultat : un centre de santé ouvert et des médecins recrutés en moins d’un an. Ce succès n’est pas un hasard. Il repose sur une méthode claire : partir d’un projet de santé, répondre aux besoins du territoire, puis mettre en place les moyens nécessaires. C’est exactement cette logique que nous voulons appliquer à Castelsarrasin. Des alliances sans cap clair À l’échelle intercommunale, les choix opérés ont encore affaibli la cohérence de l’action publique. Présentées comme des compromis « pour l’intérêt général », certaines alliances ont surtout conduit à un partage de responsabilités sans projet solide, et à une politique de santé intercommunale en grande difficulté. Finalement, ce sont les habitants qui en paient le prix, avec une offre de soins toujours insuffisante. Notre engagement : une gauche du réel, des solutions durables Il est temps de remettre de la cohérence, de la clarté et de l’efficacité dans la politique de santé à Castelsarrasin. Dans un contexte budgétaire contraint, nous devons mettre fin aux effets d’annonce, aux projets mal orientés et au gaspillage d’argent public. Avec Castelsarrasin en commun, nous ferons le choix d’une gauche du réel, celle qui agit, qui coopère et qui apporte des solutions concrètes. Si les Castelsarrasinoises et les Castelsarrasinois nous font confiance, nous agirons dès notre arrivée pour : Enfin, nous refusons les guerres de chapelles. Une politique de santé efficace repose sur la complémentarité. Nous travaillerons avec tous les professionnels du territoire — libéraux, CPTS, associatifs, structures d’aide à domicile, accueils de jour, cabinets infirmiers — dont beaucoup font déjà un travail remarquable et méritent d’être pleinement soutenus. La santé n’est ni un marché, ni un outil de communication. C’est un droit fondamental. À Castelsarrasin, nous ferons le choix de la cohérence, de la justice et de l’efficacité, au service de toutes et tous.